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1. Développement de l'équipement et de la technologie et mise en oeuvre de la nouvelle technologie au niveau des PME;
Dans les divers procédés de fonte et de coulage du métal, les alumineries utilisent une série d'équipements mécaniques et électroniques, qui vont de la technologie traditionnelle aux nouvelles technologies de la robotique et de l'informatique appliquées à l'industrie. Dans l'ensemble de ces opérations et de ces procédés, les grandes entreprises font appel à une instrumentation souvent étrangère qui, dans plusieurs cas, pourrait être remplacée par de l'équipement fabriqué au Québec, en utilisant l'expertise associée à l'industrie et aux établissements d'enseignement supérieur. Une partie de la solution de la relance de l'industrie réside donc dans l'expression de l'énorme potentiel de créativité que l'on retrouve chez toutes les personnes qui oeuvrent dans ce domaine (grandes entreprises, PME, consultants...). Dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, par exemple, où de nombreuses entreprises se sont développées pour répondre aux besoins de l'industrie de l'aluminium, c'est l'expression de cette créativité qui, une fois transformée en outil technologique, a permis d'améliorer la productivité de la grande entreprise sur tous les plans.
2. Formation et perfectionnement des différentes catégories de personnel de l'industrie;
Selon le Conseil de la science et de la technologie du Québec, la qualité de la main-d'ouvre est un facteur clé permettant l'intégration de la technologie dans les entreprises, ainsi que leur adaptation à l'évolution de cette même technologie. Pour lui, l'intégration de la technologie représente un avantage compétitif, dont le maintien nécessite certaines conditions essentielles : la formation des ressources humaines de haut niveau, un meilleur dialogue entre le monde des entreprises et celui de l'éducation, une intensification et une efficacité accrues du recyclage et du perfectionnement continus. Plus spécifiquement, avec l'évolution de la technologie et de l'informatique, le personnel technique et professionnel des usines et des entreprises a besoin de recyclage et de perfectionnement. Lors de nos consultations, cet axe est apparu pertinent, notamment du côté de la grande entreprise.
3. Promotion de l'aluminium et développement de nouvelles possibilités
de l'aluminium;
Malgré son jeune âge, l'aluminium est un produit, dont les diverses utilisations se manifestent d'une façon variée dans le domaine du transport (automobile, avion, train, etc.), de l'habitation, de la construction, des communications et des produits domestiques. Bien que ces applications soient multiples de nos jours, la recherche soutenue pourrait bien, dans un avenir rapproché, nous indiquer de nouvelles modalités d'utilisation dans les secteurs traditionnels et pourrait ainsi identifier de nouveaux créneaux d'exploration de ce nouveau métal soit par ses seules vertus, soit par le truchement d'alliages avec d'autres métaux.
Dans le domaine du transport, par exemple, le président Clinton a créé un groupe de travail analogue au « Star War Group », dont l'objectif est de produire la voiture du siècle, efficace et sécuritaire, apte à effectuer 80 milles au gallon américain. Selon Times Magazine (oct. 1993), un tel projet nécessite l'utilisation majeure de l'aluminium et de ses composites. Des recherches similaires se font actuellement dans le domaine de l'aéronautique et du transport ferroviaire pour alléger les habitacles, diminuer la pollution et améliorer la vélocité. De la même façon, dans la construction domiciliaire, dans l'amélioration des routes et des ponts, on commence à utiliser l'aluminium comme produit de base. En ce qui concerne les infrastructures urbaines, « l'Aluminium Association » estime que la réhabilitation des ponts et des autoroutes représenterait un marché très intéressant pour les producteurs. Il y a aussi lieu de chercher de nouvelles possibilités de transformation de ce métal dans les divers domaines déjà mentionnés, et dans d'autres aussi qui, eux, relèvent de la prospective.
4. Impacts de l'industrie sur l'environnement des régions;
Avec ses grandes alumineries, le Québec est considéré comme l'un des plus grands producteurs du monde occidental. On peut se demander quel impact peut avoir une telle industrie sur l'environnement physique, sur sa population et sur les régions où sont installées ces alumineries.
Au cours des dernières années, l'industrie québécoise de l'aluminium a consacré 700 millions de dollars à la protection de l'environnement. Le souci de l'environnement pour les employés et pour l'ensemble de la population fait partie intégrante des politiques adoptées par les entreprises de l'industrie. L'inclusion de cet axe dans les priorités du CQRDA est donc pertinente pour tous les intervenants rencontrés. Son rôle sera de favoriser le rapprochement des industriels et des chercheurs pour que les procédés et les produits soient et demeurent compatibles avec un environnement de qualité.
Par ailleurs, il y aussi lieu d'étudier et d'analyser les retombées socio-écologiques et économiques de la présence d'une aluminerie dans une région. On sait que, par exemple, le Saguenay–Lac-Saint-Jean a connu un essor important au cours des trente dernières années grâce à la présence des diverses usines d'Alcan, qui ont suscité la création de nouvelles entreprises. Les sociologues et les économistes peuvent effectuer des projets de recherche dans ce domaine, projets qui pourraient éclairer les décideurs des régions où se situent les nouvelles alumineries.
5. Productivité et ergonomie.
L'ergonomie est une nouvelle science du travail qui étudie les interactions entre l'homme, la machine et son milieu de travail en vue de son mieux-être, sa satisfaction et l'amélioration de sa productivité. Ce nouveau champ d'étude fait appel à plusieurs disciplines, notamment la psychologie, la physiologie, le génie industriel et la médecine.
Les entreprises associées au CQRDA ont tout avantage à profiter des recherches industrielles dans ce secteur pour améliorer leur productivité et leur compétitivité, d'autant que le marché devient de plus en plus international.
Les recherches peuvent s'effectuer soit dans le champ même des interactions homme-machine-milieu, soit dans l'organisation du travail et des problèmes ergonomiques reliés à divers domaines. On constate donc qu'il faut, par l'ampleur de cet axe, faire appel à une équipe de chercheurs de diverses formations scientifiques, technologiques, sociales, psychologiques, médicales et autres.
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